Résumés de la 1ère rencontre « Sémiose et intermédialité de l’écran » par Emmanuelle Caccamo

Cette première rencontre du programme « Métamorphoses des écrans » a eu lieu le 1er octobre 2013, à l’UQAM. Elle était organisée par le laboratoire de Résistance sémiotique.

«DES MANGAS, DES LÉGUMES, DES JOURNALISTES: ÉCRAN ET FILIÈRES SÉMIOSIQUES» PAR CATHERINE SAOUTER

La BDreportage Anne Frank au pays du manga, le webdocumentaire Épluche ta ville et La Presse+, version électronique du journal quotidien pour tablettes, ont en commun d’être tous trois diffusés sur des écrans. Catherine Saouter s’est proposée d’examiner ce corpus dans leurs sémioses diachronique et synchronique. Diachronique d’abord, car ils sont accessibles par le biais du même média à travers leurs interfaces interactives. Synchronique ensuite, car chacun reconfigure un genre médiatique plus ancien – existant avant l’avènement du numérique – tels que la bande dessinée, le documentaire et la presse. En utilisant les outils de la transtextualité (Genette, 1982) et de la polysémiotique (Lemke, 2002), la sémioticienne a dressé une cartographie des filières sémiosiques (Saouter, 2012) ayant trait à chacune de ces productions sémiotiques.

* Professeure au Doctorat en sémiologie et au Département des communications de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Catherine Saouter mène ses recherches et enseignements autour des théories de l’image. Plus particulièrement, elle développe son approche de l’image dans des perspectives sémiotique, historique et muséologique. Elle s’intéresse aux images documentaires ainsi qu’à la médiation audiovisuelle muséale.

«MULTIPLICATION ET MÉTAMORPHOSES DES ÉCRANS: APPROCHES SÉMIOTIQUES, INTERMÉDIALES ET ANTHROPOLOGIE DE LA COMMUNICATION» PAR MARIE-JULIE CATOIR BRISSON

En quoi les métamorphoses de l’écran sont elles symptomatiques d’une mutation du rapport aux images, au corps et au sens dans notre hypermodernité? En partant de la problématique générale du chantier de recherche, M.J. Catoir-Brisson a présenté quelques pistes de recherche sur les écrans sous l’éclairage d’une approche croisée (sémiotique, intermédialité et anthropologie de la communication). Expérience du cadre, mémoire intermédiale des spectatrices/spectateurs, hybridation, nomadisme et dissémination des images figuraient parmi les notions phares de la chercheuse. Également intéressée aux enquêtes de terrain dans la perspective d’une anthropologie de la communication, elle a exposé dans une dernière partie les résultats de ses recherches qualitatives menées auprès d’usagers d’écrans d’ordinateur et de téléphones intelligents.

Marie-Julie Catoir-Brisson est docteure en Sciences de l’information-communication, diplômée de l’université Michel de Montaigne – Bordeaux 3. Elle a soutenu en novembre 2011 sa thèse, portant sur l’hybridation esthétique et culturelle dans le cinéma mexicain contemporain (principalement les films d’A.G Inarritu et de C. Reygadas). Elle travaille sur les écrans depuis 2008 dans  le cadre d’un projet de recherche initié à Bordeaux 3. Elle a participé à la coordination du dernier numéro de la revue Médiation et information intitulé «Écrans et médias». Elle co-dirige le chantier Métamorphoses des écrans.

«FENÊTRE ET ÉCRAN» PAR ÉRIC MÉCHOULAN

L’écran aurait une filiation avec la fenêtre. Cette hypothèse formulée par Éric Méchoulan invite à repenser l’objet écran à la lumière de la généalogie de la fenêtre. D’Alberti jusqu’à la psychanalyse de Gérard Wajcman, le chercheur a interrogé différentes notions telles que le cadre, le point de vue, le point de regard et encore le geste. Comprises de façon intermédiales, ces notions constituent en effet des termes clés pour penser l’écran dans son actualité.

* Éric Méchoulan est professeur au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal (UdeM). Ses recherches actuelles portent sur les sentiments politiques à l’âge classique, sur l’histoire intermédiale des idées, sur les archives et la mémoire, ainsi que sur le temps qui passe. Il a fondé et dirigé jusqu’en 2006 la revue Intermédialités. Il dirige depuis 2012, le Centre de recherche interdisciplinaire sur les technologies émergentes (CITÉ).

Suivre le fil d’actualité du chantier et lire le résumé d’Emmanuelle Caccamo sur le site du laboratoire de Résistance sémiotique.

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