Présentation du programme de recherche collaboratif

L’équipe du programme collaboratif

Le Programme « Métamorphoses des écrans : de leur multiplication à leur dissolution. Approches sémiotique et intermédiale » est co-coordonné par Marie-Julie Catoir-Brisson (Bordeaux 3), Martine Versel (Bordeaux 3), et Emmanuelle Caccamo (UQAM).

Il est financé par un Programme Scientifique d’Etablissement à l’Université de Bordeaux 3, au sein du laboratoire MICA (Médiations, Information, Communication, Arts), en partenariat avec le laboratoire de Résistance sémiotique (UQAM) et des chercheurs du CRIalt (UdeM).

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Le contexte du programme de recherche

Suite à la journée d’études organisée par Marie-Julie Catoir-Brisson et Thierry Lancien en novembre 2012, à l’occasion de la sortie du n°34 de la revue MEI sur « Ecrans & Médias », un dialogue transnational s’est instauré entre Marie-Julie Catoir-Brisson, Emmanuelle Caccamo et Martine Versel, pour prolonger la recherche sur les écrans, sous l’angle de leur métamorphoses.

Notre envie de construire ce programme collaboratif part d’un triple constat.

Penser les métamorphoses de l’écran

D’une part, l’écran est un objet central de notre société hypermoderne, en pleine métamorphose au 21ème siècle. Qu’il s’agisse des écrans des médias classiques (cinéma, télévision), des écrans numériques des nouveaux médias (ordinateur, Smartphones, tablettes tactiles), ou des dispositifs émergents (wearable screens, lunettes à réalité augmentée), un nombre important de représentations est aujourd’hui médiatisée par des dispositifs écraniques. Cet objet évolue en fonction des progrès technologiques mais aussi en fonction des usagers qui se l’approprient.

Relier les approches sémiotiques autour d’un objet

D’autre part, des travaux récents sur les écrans se développent dans le domaine de l’informatique, le marketing, la psychologie (des enfants notamment) et plus rarement dans le domaine de la sémiotique. Pourtant, il nous semble nécessaire d’aborder cet objet à partir d’une discipline qui travaille sur le sens. L’objet-écran peut permettre de repenser la sémiotique en pleine mutation aujourd’hui en dépassant les clivages entre différentes approches, pour s’orienter vers une sémiotique de l’objet, ouverte au dialogue interdisciplinaire.

Créer une synergie des recherches sur l’intermédialité entre Bordeaux et Montréal

Enfin, de chaque côté de l’atlantique, des chercheurs travaillent sur l’intermédialité depuis plusieurs années : 1997 pour le CRI devenu CRIalt (Centre de Recherches Intermédiales sur les arts, les lettres et les techniques) et  2006 pour le MICA. Un dialogue est alors envisageable pour développer les recherches sur l’intermédialité autour d’un objet commun, l’écran.

Cadre de réflexion & problématique 

Ce programme vise à penser l’écran sous toutes ses formes, dans une double perspective sémiotique et intermédiale. C’est pourquoi des chercheurs du CRIalt participent à certaines de nos rencontres.

La sémiotique telle que nous l’envisageons est une sémiotique ouverte, comme en atteste la diversité des approches des chercheurs qui participent au programme. Notre objectif est de tisser des liens entre ces différentes approches, autour de l’objet-écran. Nous avons choisi d’adopter une posture de recherche de l’ordre de la combinatoire, entre approches sémiotiques et intermédiales, et d’autres disciplines comme l’anthropologie, la psychanalyse, ou encore la sociologie et la philosophie.

L’écran est envisagé à la fois comme un dispositif qui modèle les gestes, les conduites et les discours des individus (Agamben, 2007), et un objet d’usage, qui met en place une certaine rhétorique et un certain langage. Il est aussi une forme symbolique qui remet en jeu les discours classiques sur les représentations, les images et les médias utilisés jusqu’à aujourd’hui. Enfin, l’écran constitue une figure qui s’inscrit dans un imaginaire futuriste et un signe symptomatique des mutations du monde contemporain. Dispositif représentant, l’écran est aussi représenté dans un vaste corpus filmique, télévisuel, littéraire, etc. dont les caractéristiques visuelles se remodèlent en accord avec l’esprit du temps (au sens de Morin).

Ainsi, ce programme de recherche ne porte pas seulement sur un objet nouveau mais sur une situation actuelle de redéfinition des économies de signification du monde dont l’écran serait un symptôme. On peut alors se demander : En quoi les métamorphoses de l’écran sont elles symptomatiques d’une mutation du rapport aux images, au corps et au sens dans notre monde contemporain hypermoderne ?

Pour répondre à ce questionnement, nous développerons une approche sémiotique ouverte invite aux translations et aux approches inter et trans disciplinaire, pour penser l’objet dans sa complexité.

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2 réflexions au sujet de « Présentation du programme de recherche collaboratif »

  1. Ping : Calendrier des rencontres «Métamorphoses des écrans» Printemps 2014, MSHA, Université Bordeaux Montaigne. | Métamorphoses des écrans

  2. Ping : Publication à venir sur les métamorphoses des écrans | Métamorphoses des écrans

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